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Moteur Boat

Le Leader de la presse bateau à moteur

« Tout est parti de l'avant du bateau »

Vittorio Garroni pour le Zodiac N-ZO

Garroni Vittorio Garroni et son fils Camillo travaillent ensemble depuis une dizaine d'années.

Célèbre pour ses Prestige et ses Leader chez Jeanneau, le designer italien Vittorio Garroni travaille depuis de longues années avec les chantiers français. C'est pourtant la première fois qu'il collabore avec Zodiac, et le N-Zo est son premier semi-rigide. Interview…

Moteur Boat Magazine : Comment est née votre collaboration avec Zodiac ?
Vittorio Garroni : Je travaillais pour Jeanneau sur le projet d'un gros voilier équipé d'un véritable garage à annexe et, pour mieux connaître le monde des annexes, je suis allé visiter une des usines de Zodiac. Au cours de cette rencontre, nous nous sommes mis à parler du problème du mouillage sur les semi-rigides, car je trouvais que ces « verrues » en polyester que la plupart des constructeurs italiens, et même Zodiac pour ses Medline, posent sur le flotteur à l'avant du bateau n'étaient pas d'un aspect très heureux. Il m'a été rétorqué que je ne savais pas quelles étaient les contraintes, ce qui était vrai. J'ai alors proposé de les prendre pour qu'avec mon équipe on essaie de trouver une solution. En fait, tout est parti de l'étrave du bateau. Zodiac nous a alors fait part de sa volonté de créer un nouveau semi-rigide, habitable et totalement différent de ce qu'ils avaient pu faire auparavant. Et comme Zodiac est un nom, une qualité historique, et qu'il y avait la volonté et les éléments pour réussir quelque chose, je me suis dit : allons-y…

MBM : Quelles ont été les contraintes que vous avez eues
pour la réalisation du N-Zo ?
V. G. : Tout d'abord, c'est un monde que je ne connaissais pas. Le semi-rigide est un bateau bas sur l'eau et donc avec un volume de coque très réduit. Il fallait réussir à mettre des aménagements confortables dans peu d'espace, d'autant que le bateau est totalement moussé. Le fait qu'il s'agisse d'un habitable impliquait du poids sur l'avant ; nous devions donc donner de la portance à la carène et remonter l'étrave. D'où la tonture de pont et la forme si caractéristique du bateau avec ses flotteurs, amovibles comme sur tous les Zodiac, en forme de banane. Comme nous partions du nez du bateau, nous avons proposé d'inverser la méthode de montage traditionnelle des flotteurs. C'est-à-dire qu'il ne s'agit plus d'un unique flotteur en forme de U qui s'installe de l'avant vers l'arrière, mais de deux tubes que l'on glisse de l'arrière vers l'avant. Les flotteurs en S devaient en outre être plus larges à l'arrière qu'à l'avant et entrer facilement dans les rails. Cela n'a pas été facile, mais extrêmement intéressant…

MBM : Le projet a-t-il beaucoup évolué depuis le départ ?
V. G. : Il y a eu des évolutions, mais le concept du départ est resté le même puisque l'on partait du nez du bateau. La collaboration a été très bonne entre Zodiac, l'architecte Michaël Peters, qui a dessiné la carène, et nous. Dans l'avant-projet, d'ailleurs, Michaël Peters avait conçu une carène qui offrait plus de place avec une étrave fine et profonde, mais nous avons dû revenir en arrière en raison d'un mauvais équilibre général. De même, il a fallu effectuer des réglages en ce qui concerne la position relative des flotteurs par rapport à la carène. Mais, dans l'ensemble, le principe validé au départ a été maintenu. Sur la fin, des petites modifications ont eu lieu, comme le balcon, par exemple. Je voulais qu'il soit esthétique, mais qu'il ne protège pas l'avant pour ne pas inciter les gens à s'y rendre en navigation. Et je souhaitais aussi qu'il soit haut sur l'arrière pour bien sécuriser les déplacements vers le cockpit. L'avis général était tout autre, car on reprochait à mon balcon de gêner les embarquements à bord par le côté et d'empêcher les passagers de s'asseoir sur les flotteurs. J'ai donc dû renoncer à mon balcon.

MBM : Quels sont les nouveaux projets ? Le N-Zo aura-t-il des petits ou des grands frères ?
V. G. : Ce n'est pas à moi de le dire ! Ce qui est sûr c'est que lorsqu'on travaille sur un tel projet on ne planche pas sur un unique modèle, mais sur une gamme plus ou moins approfondie. Alors oui, N-Zo pourrait être décliné, nous avons travaillé dans ce sens. En plus, j'ai beaucoup aimé collaborer avec Zodiac, il y a eu énormément d'écoute et d'échanges. Maintenant, c'est à eux de prendre les décisions. Et compte tenu du contexte actuel, seul l'avenir pourra nous le dire…
 

Le 04/10/2010 à 15h27

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