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Moteur Boat

Le Leader de la presse bateau à moteur

Six ans après

L'IPS de Volvo

vue dessous IPS Placés sous la coque du bateau à environ 1 mètre du tableau arrière, les IPS ont la particularité d'avoir des hélices orientées vers l'avant.

L'IPS de Volvo Penta a fêté ses 5 ans. Comment cette transmission avec ses hélices orientées vers l'avant a-t-elle évolué ? A-t-elle été acceptée par les plaisanciers ? Les craintes qu'elle inspirait lors de son lancement étaient-elles justifiées ? Nous avons fait le point...

Il y a très exactement cinq ans, en octobre 2004, le motoriste suédois Volvo Penta bouleversait, une fois encore, le monde de la plaisance en lançant une nouvelle transmission appelée Inboard Performance System (IPS), destinée à remplacer les lignes d'arbre sur les unités de plus de 10 mètres bimotorisées en diesel. Comme l'arrivée de l'embase Aquamatic (l'ancêtre du Z-drive) en 1959, l'IPS est alors une véritable révolution. Il s'agit de deux pods dotés d'hélices dirigées vers l'avant (donc tractives et non propulsives) en contre-rotation installées très en arrière dans des puits intégrés à la structure de la coque. Les avantages avancés sont nombreux : plus grande manœuvrabilité, gain de vitesse et d'accélération, consommation moindre, absence de fumées et d'odeur de gaz d'échappement, gain de place à bord... Quant aux inconvénients, ils se situent surtout au niveau du prix et du sentiment de vulnérabilité qui se dégage de ces hélices et de ces embases placées aux premières loges en cas de choc.
La grande question alors était de savoir comment les plaisanciers du monde entier allaient réagir face à cette nouvelle transmission, par ailleurs déjà utilisée depuis des années sur certains ferries. Volvo allait-il une fois encore être un précurseur ? Cinq après, la transmission IPS a convaincu nombre de chantiers puisque, aujourd'hui, plus de quatre-vingts marques à travers le monde proposent un ou des modèles avec l'IPS. Mais avec le recul, on s'aperçoit surtout qu'elle a symbolisé le début d'une nouvelle ère dans la plaisance. Car si, comme tout ce qui est nouveau et donc inconnu, l'IPS a suscité à ses débuts quelques craintes aussi bien du côté des chantiers que des plaisanciers, elle est aussi apparue comme un véritable défi lancé aux autres motoristes. Preuve en est qu'en 2006, un an après le lancement officiel de l'IPS par Volvo, le motoriste Cummins MerCruiser Diesel présentait son mode de propulsion Zeus, qui reprend le principe des pods, mais cette fois avec des hélices traditionnelles, c'est-à-dire propulsives, donc orientées vers l'arrière. L'annonce de cette nouvelle propulsion, dont la mise sur le marché n'était pas prévue avant 2008, loin de chagriner Volvo, venait au contraire mettre de l'eau à son moulin et validait leur choix. D'autant que la transmission Zeus devait s'accompagner de toute une gamme d'accessoires, notamment d'un joystick pour faciliter les manœuvres de port ; et, justement en 2006, Volvo Penta, poursuivant le développement du concept de l'IPS, proposa lui aussi un joystick. Incontestablement, cet accessoire participera pour beaucoup au succès de l'IPS jusqu'à devenir même « l'argument majeur » dans le choix de ce mode de propulsion. « Le joystick, c'est le truc qui tue. Il a rendu accessible à n'importe qui le pilotage de grosses unités... Pour moi, dans cinq ans la ligne d'arbre est caduque », déclare même M. Toto des Éts Le Pocher. Le véritable démarrage commercial de l'IPS date d'ailleurs de l'arrivée de ce joystick. Entre 2006 et aujourd'hui, outre des accessoires tels que le mode Sport Fish, qui permet sur les unités de pêche de se placer toujours face au poisson, ou plus récemment le système de positionnement dynamique grâce auquel le bateau reste stationnaire, ce qui évite d'avoir à jouer avec les manettes devant une pompe à carburant par exemple, la propulsion IPS s'est adaptée à des puissances supérieures atteignant les 2 x 700 chevaux. Depuis cinq ans, l'IPS a été fabriquée à plus de 10 000 unités. Ce chiffre se suffit à lui-même, mais il est intéressant de constater que les craintes d'hier sont complètement dépassées, et que les avantages mis en avant au moment du lancement ne sont aujourd'hui plus prioritaires pour les plaisanciers. Ainsi, la vulnérabilité des hélices et des embases s'est révélée être un faux problème et, à ce jour, le nombre d'hélices ou d'embases changées à travers le monde se compte sur les doigts d'une main. Certains pensent même que talonner avec des IPS provoquerait moins de dégâts et nécessiterait une immobilisation moins longue qu'avec une ligne d'arbre ou un Z-drive. La question du prix, ensuite, est totalement absorbée par la prestation et le confort supplémentaires qu'offre le joystick. De même, les avantages obtenus avec l'IPS, que ce soit au niveau des performances (vitesse, consommation et déjaugeage) ou du niveau sonore, ne sont plus les raisons prioritaires pour lesquelles les plaisanciers optent pour l'IPS. Certes, ils apprécient d'avoir une motorisation performante, mais c'est surtout le fait de pouvoir manœuvrer son bateau en toute facilité qui fait pencher pour l'IPS. Au final, force est de constater que, cinq ans après le lancement de l'IPS, le bilan pour Volvo est plutôt positif. « Au début de l'IPS, il fallait convaincre les plaisanciers. Aujourd'hui, ils en sont tellement convaincus que ce sont eux qui nous le demandent », dit Denis Infantes de la société Eurovoiles à Hyères. Certains utilisateurs, même, ne trouvent à ce type de transmission aucun inconvénient particulier.
La forte présence d'électronique en fait un produit très technique, comme c'est le cas de nos jours sur nombre de nouveaux moteurs. Il est encore trop tôt pour savoir comment cette nouvelle transmission vieillira mais, en attendant, son hivernage n'est pas plus compliqué que celui d'un Z-drive. Quant à son entretien, il convient simplement de veiller à la propreté des pods et des hélices et d'utiliser les antifoulings spéciaux recommandés par Volvo Penta. Quoi qu'il en soit, ceux qui ont adopté l'IPS sont unanimes : « Quand on a goûté au confort du joystick, il est très difficile de revenir en arrière »... Et Jérôme Caillot de La Baule Nautique de conclure : « Les six premiers mois après le lancement ont nécessité quelques mises au point et réglages mais, depuis, nous avons eu très peu de problèmes. Aujourd'hui, l'IPS est entré dans les mœurs au même titre que la ligne d'arbre...
 

Le 04/10/2010 à 12h30

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