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Les technologies

Hors-bord à deux ou quatre temps ?

Moteur hors-bord

Avec les normes antipollution applicables aux hors-bord, les motoristes adoptent de nouvelles technologies. Ces innovations aussi performantes qu'écologiques sont souvent floues pour le plaisancier. Histoire d'y voir plus clair, voici les éléments qui vous aideront à choisir votre prochain moteur.

Que de chemin parcouru depuis la motogodille, l'ancêtre du hors-bord, inventée par le baron Gaston Trouché en 1908 ! Aujourd'hui, le terme de hors-bord est indissociable de ceux d'injection, de gestion électronique, de faibles émissions, de quatre et de deux temps. C'est la technologie quatre temps qui domine actuellement le marché en Europe et aux États-Unis, avec près de 80 % des ventes. C'est un virage pris il y a quelques années par l'industrie, qui jugeait que le quatre temps était la meilleure solution pour faire face aux normes environnementales. Pourtant, les moteurs Evinrude E-Tec et Mercury OptiMax montrent la parfaite viabilité du deux temps à injection directe sur le plan de l'environnement, et une sobriété qui n'a rien à envier à son rival. Si Yamaha, Suzuki et Honda ont fait le choix d'une technologie entièrement quatre temps, Mercury de son côté garde un pied dans le deux temps avec ses moteurs OptiMax.
La tendance actuelle en matière de hors-bord est la reprise de la course à la puissance. En 2000, on s'extasiait sur le 225 chevaux Honda quatre temps, on est aujourd'hui arrivé, chez Mercury et Yamaha, à 350 chevaux pour les moteurs de plaisance. Certes, les hors-bord de 300 chevaux et plus existaient depuis longtemps, mais ils étaient l'apanage de la compétition et n'étaient pas viables pour un usage loisir. Trois cents chevaux est devenu un seuil critique chez les fabricants de hors-bord. Il existe un véritable marché pour cette puissance, en particulier aux États-Unis pour équiper, entre autres, les bateaux de pêche rapides, de type open ou fishing, ainsi que les gros day-cruisers. Trois cent cinquante chevaux constitue l'Everest actuel de la puissance en hors-bord. Pour atteindre ce seuil, Yamaha n'a pas hésité à développer une architecture V8 dans un bloc de plus de 5 litres de cylindrée ! Un V8 hors-bord, qui aurait parié là-dessus ne serait-ce qu'il y a deux ans ? Pour laver cet affront, Mercury a dévoilé les vertus cachées de son 6 cylindres en ligne à compresseur, le Verado, qui atteint lui aussi cette barre symbolique de puissance. Cette quête effrénée du « toujours plus » pourrait sembler absurde mais, encore une fois, il existe un véritable marché outre-Atlantique. Qui plus est, avec ces gros moulins, les constructeurs affichent clairement leur ambition de voler des parts de marché aux moteurs in-bord à embase Z-drive. Le quatre temps fonctionne, comme son nom l'indique, selon quatre phases : admission, compression, combustion et échappement. L'énergie est produite durant le temps moteur (détente), les trois autres temps sont consommateurs d'énergie. Il faut aussi deux révolutions du vilebrequin pour faire un cycle complet, avec une seule étincelle.
 

L'injection directe, qui existe dans le quatre temps essence en automobile, n'a pas encore été développée sur les moteurs marins, qu'il s'agisse de hors-bord ou d'in-bord. L'injection indirecte de type EFI laisse aujourd'hui suffisamment de marge de manœuvre aux motoristes pour répondre aux exigences des normes EU, EPA et Carb sur l'environnement.
Personne ne dira le contraire : le quatre temps reste à ce jour le plus silencieux des deux technologies au ralenti. C'est sans doute pourquoi il est plébiscité par les pêcheurs à la traîne, qui sont amenés à naviguer sur une longue durée à bas régime. Longtemps considéré comme inadapté à la pêche à la traîne, le deux temps est aujourd'hui plus stable qu'avant au ralenti, grâce à l'injection directe. Certains deux temps, en particulier chez Mercury, proposent même le réglage du régime de ralenti directement depuis le poste de pilotage, grâce au tableau de commande SmartCraft, ce qui permet d'ajuster avec finesse la vitesse de traîne, par exemple.
 

Les quatre temps sont réputés linéaires dans leur accélération par rapport aux deux temps, qui libèrent leur couple sur une plage plus restreinte. Les progrès rendus possibles avec la gestion électronique, le contrôle de la cartographie d'allumage et les circuits d'admission et d'échappement à longueur variable ont permis de gommer ces traits de caractère trop marqués. Ce qu'on recherche sur un moteur hors-bord, et sur un moteur marin en général, c'est un couple important dès les bas régimes afin de déjauger rapidement (sauf bien entendu dans le cas d'une carène semi-planante ou à déplacement). Le deux temps se marginalise sans conteste, mais il continue à évoluer technologiquement avec les moteurs E-Tec et OptiMax. On parle de deux temps, car les temps d'admission et de compression se produisent simultanément, comme ceux de combustion et d'échappement. De ce fait, il suffit d'un tour de vilebrequin pour faire un cycle complet. Cela signifie que, en théorie, le deux temps a un rendement nettement supérieur. L'arrivée de l'injection, de la gestion électronique, des technologies V-Tec et VVT (Honda et Suzuki) jouant sur les temps d'ouverture des soupapes et les profils de came, mais aussi le compresseur chez Mercury, ont permis de pallier l'indolence du quatre temps pour parvenir à des performances comparables à celles du deux temps, voire parfois supérieures.
 

Le deux temps conserve à ce jour un avantage, tout du moins pour les hors-bord transportables : l'absence de carter d'huile autorise le rangement du moteur dans toutes les positions, sans risquer de renverser le lubrifiant, tandis que le moteur quatre temps doit être rangé dans une position précise. Encore que Selva ait développé cette année un petit 2,5 chevaux quatre temps lubrifié par injection d'huile ; il échappe donc à cette contrainte.

Hors-bord et environnement
Les partisans du quatre temps montrent du doigt le deux temps en disant que le lubrifiant moteur est brûlé dans le processus de combustion, ce qui entraîne le rejet de particules néfastes dans l'environnement. Ce à quoi les pro-deux temps rétorquent : « Qu'advient-il des huiles usagées des moteurs quatre temps après la vidange ? » Selon les statistiques américaines pour 2006 de l'American Petroleum Institute et de l'EPA (Agence de protection de l'environnement), 17,5 % de ces huiles sont éliminées de manière impropre. Toujours est-il que des normes strictes sont là pour encadrer les émissions polluantes des hors-bord (et des in-bord) depuis 1990. Trois normes font autorité en matière d'environnement. Elles s'appellent EU ou RCD pour l'Europe, Carb et EPA pour les États-Unis. Elles fixent jusqu'à 2010 des paliers stricts concernant les rejets de gaz imbrûlés (HC), de CO2, de monoxyde de carbone et d'oxydes d'azote (NOx). La norme Carb réputée drastique est spécifique à l'État de Californie, mais l'EPA est un organisme fédéral.

Ce qu'il faut retenir
Type            Avantages                         Inconvénients

Deux       • Conception simple            • Niveau sonore
temps           • Rapport                              à bas régime
                 poids/puissance                       • Émission
                   avantageux                               de fumées
                • Entretien simplifié
               • Vivacité et nervosité
                      au démarrage
                          • Prix

Quatre             • Silence                             • Encombrement
temps      de fonctionnement                          et poids
                   • Couple plus élevé                  • Conception
                      • Pas de fumée                        plus complexe
                      • Consommation                         • Entretien
                      plus contraignant
                               • Prix

 

Le principe du 2 temps

Le principe du 4 temps

Le principe de l'injection





 

Le 29/04/2012 à 05h34

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